jeudi 18 février 2016

La guerre des cheveux - Leçon d'écolonomie pour maman débordée



J'avais promis cet article il y a un moment et le voici enfin : mes secrets de beauté spécial cheveux.5
Je n'ai rien inventé, tout est issu d'informations trouvées sur internet, entre autres le blog Les cheveux de mini, le livre de Julien Kaibeck dont je vous ai déjà parlé sur la Slow Cosmétique, etc.
Par contre j'ai personnellement testé ce dont je vous parle.

Il faut d'abord que vous sachiez que j'ai toujours été assez complexée par mes cheveux, car je fais partie des malheureuses qui n'ont ni les cheveux lisses, ni les cheveux vraiment bouclés. Ils sont épais, ils frisent (bouclent quand j'ai de la chance mais pas uniformément)... en gros quand ils sont courts je ressemble à Mafalda et quand ils sont longs impossible de les lâcher. Adolescente je m'étais résolue à une utilisation intensive du fer à lisser qui était loin d'arranger les choses et me prenait beaucoup de temps, tout ça pour me retrouver encore plus mal coiffée au moindre signe d'humidité (c'est à dire 2 jours sur 3 quand on habite Nantes !).
Et puis j'ai commencé à travailler, et à dépenser tout mon budget dans des produits censés "transformer" mes cheveux, achetés tour à tour chez le coiffeur, dans des magasins spécialisés en Italie, chez Lush, sans compter les tentatives...j'ai tout essayé... sans jamais trouver de solutions satisfaisante.
Puis j'ai eu des enfants, et avant même de décider que je ne voulais plus brûler mes cheveux, je n'avais déjà plus le temps de les lisser. Je me suis donc résolue à les laisser pousser à nouveau. Ça tombait bien : je n'avais plus le temps ni le budget pour le coiffeur ! Pour compenser j'ai essayé (travail oblige aussi) des coiffures un peu plus élaborées que la queue de cheval. Mais à cause de ma nature de cheveux j'étais souvent à la limite du look épouvantail !!!
Et puis un jour je suis tombée sur un article en ligne sur le "no poo". J'ai trouvé ça un peu radical mais le raisonnement était convainquant : ce sont les produits du commerce qui étouffent nos cheveux et créent ce besoin d'utiliser toujours plus de produits, entraînant un cercle vicieux. Si on prend le problème dans l'autre sens en utilisant le moins de produits, le plus naturels possible, on obtient des résultats beaucoup plus concluants. Et comme j'étais enceinte de mon deuxième, j'ai décidé de tenter ma chance. J'ai testé différentes choses :

  • Le lavage au Rhassoul : c'est par là que j'ai commencé d'ailleurs. Alors oui, c'est très bon pour les cheveux mais c'est un peu long. L'application demande du temps : pas idéal pour une maman qui n'a pas le temps. Mais ça m'a permis d'amorcer ma "désintox capillaire".
  • Le rinçage à l'eau froide : c'est vrai que les cheveux semblent plus forts et plus brillants après, mais je n'ai pas tenu au-delà de la belle saison. Je suis frileuse et finir le rinçage avec la tête au-dessus de la baignoire me donnait l'impression de perdre du temps tout en me torturant !
  • Le rinçage au vinaigre : adopté ! En plus de rééquilibrer le cuir chevelu qui a besoin d'acidité, de limiter les démangeaisons et les pellicules, il est aussi anti-calcaire. Je l'utilise en dernier rinçage, mélangé (au pifomètre) dans une bouteille d'1 litre et demi d'eau tiède. On voit vraiment la différence : mes cheveux sont plus doux, plus brillants. L'odeur ne me dérange pas, et elle s'évapore pendant le séchage des cheveux : on ne la sent plus du tout quand ils sont secs. J'achète du vinaigre de cidre bio, et en 1 an j'ai utilisé 2 ou 3 bouteilles pour une dépense totale de moins de 10€ !
  • Espacer les lavages : je me lave maintenant les cheveux 1 fois par semaine max (j'ai tenu jusqu'à 12 jours pendant ma grossesse, grâce aux hormones !). Il faut faire cela progressivement : avant je me lavais les cheveux un jour sur deux. Je suis passée à 2 jours entre chaque lavage, puis 3 et ainsi de suite. Il vaut mieux commencer pendant les vacances car vos cheveux n'apprécient pas tellement au début ! Mais avec un peu de patience (de mémoire environ 1 mois et demi max) cela finit par payer : j'ai réduit mon empreinte écologique, je fais des économies, et mes cheveux n'ont jamais été aussi beaux et forts ! Et en plus (avis aux mamans débordées) j'ai gagné beaucoup de temps : je me lavais les cheveux 3 fois par semaine pendant 10mn, maintenant c'est 1 fois et ça ne dure pas plus longtemps. Imaginez le temps économisé depuis 1 an ! 
  • Les masques maison : je n'avais pas gardé un très bon souvenir de mes tentatives adolescentes de masque à l'oeuf mais j'ai décidé de leur donner une nouvelle chance. Sauf que cette fois j'ai utilisé des ingrédients adaptés aux besoins de mes cheveux. J'ai les cheveux qui manquent surtout d'hydratation : j'ai donc acheté de la glycérine, du gel d'aloe bio, et concocté des masques en les mélangeant avec du yaourt et du miel. Et cette fois le résultat à été à la hauteur de mes espérances ! Bye bye L'Oréal et Le Petit Marseillais, Bonjour le yaourt !
  • Les produits bio : à la base je n'avais rien contre, je trouvais même ça très bien, mais 2 choses avaient jusque là freiné mes élans écologique : le parfum ou plutôt son absence (ou presque), et le coût ! Je sais les parfums des produits du commerce sont synthétiques, mais notre vie entière tourne autour des sensations transmises pas notre odorat, c'était dur d'y renoncer... dur mais pas impossible : j'ai échangé mes cheveux parfumés contre de beaux cheveux ! Il faut un peu de temps pour s'y faire mais je vous assure qu'au bout de quelques temps vous n'y penserez même plus ! La bonne nouvelle c'est pour le coût : en effet, en réduisant la fréquence des lavages, j'allais réduire significativement la quantité de produits utilisée et donc le coût, je pouvais donc me permettre d'acheter des produits bio. Et ça ne m'a pas empêché de faire des économies : en 1 an j'ai acheté 2 bouteilles de 500ml de shampoing (je viens d'entamer la deuxième), et une bouteille de 500ml de démêlant qui n'est pas encore finie. Elles m'ont coûté chacune une dizaine d'euros. Sachant que je dépensais avant entre 10 et 20€ par mois en produits variés, j'ai même fait une belle économie !

Voici donc ma nouvelle routine de soins :



  • Lavage : 1 fois par semaine max. Du shampoing bio pour le cuir chevelu, surtout pas sur les longueurs, j'en mets un peu partout car il mousse peu (on s'y habitue aussi). Ensuite après le rinçage j'applique le baume démêlant sur tout le reste de la chevelure, je passe un coup de peigne, je masse un peu les pointes et je rince bien. Pour finir je rince au vinaigre comme expliqué ci-dessus.
  • Masque: j'essaye d'en faire 1 une fois par semaine avant le shampoing mais je n'ai pas toujours le temps. C'est surtout très important de s'y tenir, avant chaque shampoing, quand on commence la nouvelle routine, pour aider les cheveux à s'y habituer et les débarrasser de tous les silicones et autres saletés : vous aurez moins de mal à les démêler si vous avez les cheveux frisés, secs ou abîmés, et vous verrez plus vite la différence. 



Mes masques préférés  (à faire avant le shampoing)

Mes ingrédients préférés

  • Yaourt : moi j'y ajoute du miel, de la glycérine végétale et parfois du gel d'aloe. On trouve plein de recettes en ligne, à adapter selon vos cheveux. Laisser poser 2h sous un film alimentaire pour un meilleur résultat. Vous ne tiendrez pas plus longtemps parce que malgré les serviettes et autres ça coule et ce n'est pas très agréable, donc à privilégier l'été. Par contre c'est pour moi le plus efficace !
J'ai fait récemment une variante avec 1/2 banane, sans aloe, en mixant bien la préparation et c'est top (parfait pour utiliser un reste de banane à moitié mangée par ma fille de 2 ans et que je n'avais pas vraiment envie de mettre en bouche)
  • Huile de coco : je démêle mes cheveux, j'en mets abondamment en insistant sur les pointes et je laisse poser (1h minimum, jusqu'à toute la nuit, avec une serviette sur l'oreiller). C'est plus pratique quand on est pressée. Les cheveux sont très doux et lisses après. Il faut juste penser à laver les longueurs avec le shampoing dans ce cas sinon ça fait effet gras.
  • Eau de riz : je l'ai découverte récemment, je ne suis donc pas encore une experte. J'ai déjà utilisé de l'eau de cuisson (en pose toute la nuit) et je compte essayer l'eau de rinçage de riz. Les cheveux ont effectivement moins de frisottis. Le premier essai fut vraiment probant, le deuxième un peu moins car les cheveux étaient moins nets une fois secs, après lavage. On peut l'utiliser en rinçage paraît-il mais moi je reste fidèle à mon vinaigre.


Bilan: Je n'ai pas changé de chevelure pour autant (faut pas rêver ils ne seront jamais lisses), mais j'ai enfin fait la paix avec elle. Au bout d'un an de cette routine, je suis enfin satisfaite de mes cheveux : ils sont beaucoup plus brillants, doux et forts (ils sont élastiques au lieu de casser). J'ai en même temps énormément réduit le temps que je leur consacrais : entre la pose du masque et le lavage c'est 20-25mn max par semaine, voire plus. Enfin, j'ai nettement réduit mes dépenses et mon empreinte écologique ! Avant ma salle de bain était remplie de produits tous plus polluants et inutiles les-uns que les autre, maintenant on se limite à l'essentiel !

Maintenant c'est votre tour ! Essayez, vous verrez que ce n'est pas si difficile de s'y mettre ! 

Nota Bene : un pas à la fois, pas la peine de vous débarrasser de tous les produits "polluants" de votre maison en même temps, vous ne tiendrez jamais à moins d'être un ascète qui ne travaille pas et ne sort pas. Passer à l'essentiel demande de changer ses habitudes et s'organiser différemment. Ici nous utilisons encore le gel douche "kkbeurk" pour papa et maman, mais je fais plus attention aux étiquettes.

En revanche, nous passons petit à petit aux produits ménagers naturels depuis quelques mois, et je vous en parle très vite...

Ps : je ne suis pas une hippie, lorsque j'ai débuté ma nouvelle routine, je travaillais dans une boutique de luxe en plein centre de Paris, pas du genre qui vend des bô sacs à main à 200€, du genre qui vend des bô sacs à main à 2000€... Donc c'est à la portée de tous !

vendredi 12 février 2016

Le liniment de maman : petit feedback après 6 mois d'utilisation

Il y a maintenant plus de 6 mois que j'utilise mon liniment maison super "écolonomique", je peux donc enfin vous faire un vrai feedback.

Les + :

  • Il est très économique, malgré l'utilisation d'huile d'olive bio, et avec 2 petites paires de fesses à changer, ce n'est pas anodin !
  • Super qualité : jamais de fesses rouges, que demander de plus ! D'ailleurs quand je suis à court parce que je n'ai pas eu le temps d'en refaire, j'utilise de l'eau tiède à la place, et très vite les rougeurs commencent à apparaître (hasard ? ... Je ne crois pas !)
  • Super texture : la première fois j'avais essayé sans émulsifiant, en me demandant si la texture resterait lisse, et bien je peux vous dire que je n'ai pas changé ma recette ! Elle ne se déphase pas, et j'en fais minimum pour un mois. Je le mets dans un ancien flacon de pousse-mousse (très pratique aussi quand on sort), et le surplus est conservé dans un placard, dans des bouteilles en verre (je recycle les bouteilles d'huile d'olive utilisée pour le liniment tant qu'à faire). Je pense que c'est le mérite du mixage au blender (je le mixe 2 ou 3 fois une minute en le laissant reposer le temps d'étendre une lessive ou autre).
Les - : 
Il faut bien qu'il y en aie... En fait c'est un peu long à faire. Ce n'est pas tant la préparation du liniment lui-même (à part le filtrage de l'eau de chaux mais on peut faire autre chose en attendant, comme écrire cet article par exemple..), c'est le nettoyage et la désinfection des récipients et ustensiles divers qui est un peu longue et fastidieuse. Je vous déconseille de prévoir d'en faire toutes les semaines ! Je fais donc de plus grosses quantités, qui se conservent sans problème et sans ajout d'ingrédient un mois ou 2 (ça n'à jamais duré plus longtemps parce que mes filles sont de véritables petites machines à caca) !
C'est le seul point négatif, rien d'insurmontable en somme, il suffit de s'organiser. Au pire, si vraiment on n'a pas eu le temps, on fait une exception et on file à la pharmacie (je l'ai fait pendant notre déménagement). Mais ça m'a donné encore plus envie de revenir à mon liniment maison !

jeudi 11 février 2016

Allaitement : le manque d'information des professionnels de santé !

Voici une expérience sur l'allaitement que je voudrais partager, parce qu'à l'heure où tous les médias disent qu'il "revient à la mode", et où l'OMS l'encourage plus que jamais, je trouve anormal que des généralistes, qui sont les porte-parole sanitaires de la majeure partie de la population, véhiculent encore des informations inexactes, qui compromettent l'allaitement de beaucoup de femmes peu informées qui leur font confiance !
Je précise que ce n'est pas une attaque contre mon médecin, qui est une femme très compétente par ailleurs. Je souhaite plutôt souligner un manque de la part des autorités sanitaires, qui se contentent de campagnes médias de masse, sans s'assurer des informations véhiculées par les professionnels de santé à qui nous faisons confiance tous les jours, comme les pédiatres et généralistes qui suivent nos enfants !

Voici l'histoire : à la visite des 3 mois de ma fille, ma généraliste la pèse (6,2kg de mémoire), et me pose quelques questions sur la façon dont je la nourris (je l'allaite à la demande). Lorsque je laisse échapper que je la nourris encore la nuit , elle s'écrie que ce n'est pas normal, qu'elle n'a plus besoin de manger la nuit, qu'elle est à la limite (supérieure) de la courbe de croissance et que si ça continue elle pourrait avoir des problèmes de poids. Elle m'a même parlé d'obésité !! Je lui réponds qu'on m'a toujours dit que l'allaitement devait se faire à la demande et qu'au contraire cela diminuait les risques de surpoid. "Pas du tout", me dit-elle, "pas quand ils font ce poids là, il faut arrêter de la nourrir la nuit, donnez-lui un biberon d'eau, elle arrêtera très vite de se réveiller!". Autant vous dire que j'étais choquée ! Moi qui m'étais beaucoup documentée sur l'allaitement, avais passé des heures sur le site de la Leche League, accouché dans un hôpital "Ami des Bébés", allaité déjà un premier enfant, j'ai eu un énorme doute ! Je suis rentrée chez moi confuse, je ne savais plus quoi penser ! Je savais que mon bébé tétait plus par besoin de contact et de succion que par faim, d'ailleurs cela ne dure que 5 à 10mn maxi, une fois dans la nuit. De plus, elle a toujours refusé la tétine et ne suce pas encore son pouce, je risquais donc de la perturber en lui refusant le sein la nuit. J'entendais déjà dans ma tête les hurlements désespérés de mon bébé inconsolable...
Mais comme je suis prudente j'ai cherché à savoir (merci internet !) ce qu'il en était des autres bébés allaités du même âge. Et je n'ai pas eu besoin de chercher longtemps pour être rassurée : apparemment beaucoup de bébés allaités de cet âge là sont dans le haut de la courbe de croissance, et pour cause : Les bébés allaités ont une courbe différente. Ils prennent plus vite les premiers mois et la prise de poids ralentit vers 3/4 mois, c'est exactement le contraire des bébés nourris au bib ! Le problème étant que les carnets de santé des bébés français ont encore les courbes de croissance effectuées à partir d'un échantillon de bébés dans les années 70 ou 80, en plein dans l'époque où la mode était au lait en poudre. Elles ne sont donc pas du tout adaptées au contrôle de l'évolution d'un bébé allaité ! D'ailleurs, en comparant avec la courbe de l'OMS pour les bébés nourris au sein, 6kg pour un bébé de 3 mois c'est pile dans la moyenne (courbe des 50%). Me voilà rassurée et confortée dans mon idée de continuer mon allaitement à la demande, même la nuit ! D'ailleurs 2 mois plus tard, elle est à 7,170kg, ce qui fait moins de 500g par mois depuis.

Après le soulagement, c'est l'agacement qui a pris le dessus... C'est incroyable, et dire que si j'avais été un peu moins informée et convaincue j'aurais peut-être suivi les recommandations de mon médecin, perturbant ainsi le rythme de l'allaitement qui se passait si bien, et le bien-être de ma fille qui passe pour moi avant tout (même avant mon sommeil) ! Cela me met en colère même ! Tout ça à cause d'un manque d'information et d'un carnet de santé pas à jour ! Au lieu de refaire les manuels scolaires pour enlever les accents circonflexe, commencez donc par refaire les carnets de santé,en intégrant les 2 courbes (je respecte celles qui font le choix du lait maternisé) !

Ce cas est loin d'être le seul : la belle-soeur d'une amie a arrêté d'allaiter son fils parce qu'il avait un RGO et que son médecin lui a dit qu'il avait besoin d'un lait épaissi. Grosse erreur ! En effet, le mieux pour un bébé RGO, c'est l'allaitement, car le lait maternel est moins agressif et ses propriétés sont même idéales pour protéger les tissus agressés par les remontées acides. Le lait épaissi n'est à utiliser qu'en remplacement du lait en poudre classique. Arrêter l'allaitement était donc une aberration dans ce cas, surtout que tout se passait bien et que cette femme aurait continué si son médecin ne l'en avait pas dissuadée. Et je sais de quoi je parle : ma première était aussi un bébé RGO, cela a duré jusqu'à l'âge de 14 mois, avec de grosses difficultés, respiration ronronnante en permanence, coucher en position proclive... Je ne suis passée au lait épaissi que lorsque je suis passée en allaitement mixte pour retourner au travail.

Et je connais d'autres cas encore : une autre amie n'a pas allaité son premier, car son médecin lui a dit qu'elle n'avait pas assez de lait, alors qu'il faisait juste un pic de croissance. Au deuxième elle a été mieux suivie et s'est rendue compte de l'erreur qui avait été faite pour le premier. Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup de cas pour une seule personne ?! Combien d'autres y en a-t'il encore ?!!

J'ai lu que l'allaitement permet de grosses économies au système sanitaire, alors soyons logiques : commençons former les professionnels de santé qui suivent nos enfants, et mettre à disposition une documentation médicale à jour ! Ceci afin que toutes les mères qui souhaitent poursuivre l'allaitement puissent le faire, dans de bonnes conditions, quel que soit leur degré de connaissance sur le sujet. Avis au ministre de la santé publique !

samedi 9 janvier 2016

Accoucher dans une maternité "Amie des Bébés" (label IHAB)



Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une belle découverte...


Pour ma première, j'avais accouché près de chez moi, dans un hôpital privé assez connu en région parisienne : l'hôpital Franco-Britannique à Levallois. A l'origine une petite structure privée, qui malheureusement aujourd'hui, comme tous les hôpitaux parisiens, croule sous les inscriptions. Pour les visites il faut donc s'y prendre 2 mois à l'avance pour avoir un Rdv,  mais impossible d'appeler plus de 2 mois avant car les plannings ne sont pas disponibles,  ce qui fait que vous avez à peu près 3 jours de battement entre "Nous n'avons pas encore les plannings" et "Désolée Madame, il n'y a plus de place pour ce mois-ci" ! Tout, ça pour arriver 20mn en avance (c'est la règle) à un Rdv pour lequel vous attendrez finalement 1h ou plus car ils sont toujours en retard. A part cela, je garde quand même un bon souvenir de mon premier accouchement car les sage-femmes et le personnel médical sont super !

Je m'étais donc tout naturellement réinscrite pour la deuxième (bon si troisième il y a je vais y réfléchir à deux fois parce que perdre une demi journée à chaque fois pour une visite de 20mn franchement cette fois ça m'a gonflé!). Oui mais voilà, le destin s'en est mêlé, parce qu'entre les contractions précoces qui m'ont obligée à m'arrêter de travailler tôt, et ma fille de 18 mois qui était trop fatigante pour sa maman censée être au repos, j'ai finalement atterri chez mes parents, dans la Vienne, à quelques km de l'hôpital de Chinon. Nous y avons donc passé l'été, et comme je risquais d'accoucher prématurément, je m'étais préparée à l'éventualité d'y accoucher si bébé arrivait plus tôt que prévu. Une fois septembre arrivé (le mois du terme), j'avais prévu de rentrer à Paris pour être près de l'hôpital où j'étais inscrite...

Mais en fin de compte, plus les jours passaient et plus j'espérais accoucher un peu avant, et donc à Chinon. L'idée qui n'était à la base qu'un dernier recours commençait à me plaire, je ne voulais pas non plus laisser ma Valeria seule indéfiniment en attendant ce bébé qui finalement ne voulait plus sortir. J'ai donc décidé de ne rentrer à Paris que la semaine du terme. Mais dans les dernières semaines j'ai fait plusieurs faux travails et atterri à l'hôpital pour un contrôle. Il nous a fait très bonne impression : relativement récent, il a avait bien meilleure mine que la plupart des hôpitaux parisiens !! Les sage-femmes aussi étaient au top : détendues, à l'écoute...

J'ai donc décidé de tenter ma chance et demander s'il serait possible de transférer mon dossier pour accoucher là. A une semaine du terme à Paris on m'aurait ri au nez ! Ici, aucun problème. Je crois même que vu le nombre d'accouchements (environ 500 par an pour une quinzaine de chambres), ça les arrangeait presque : ça fait vivre l'hôpital. Il faut savoir qu'à Paris certains hôpitaux payent des pénalités parce qu'ils dépassent le quota d'accouchements autorisés, tandis qu'en province de hôpitaux indispensables parce que seuls à des kilomètres à la ronde, peinent à rester ouverts parce que leur bilan est négatif ! En somme, ils ont transféré mon dossier en moins de 30mn et tout le monde était gagnant !

En plus d'être beaucoup moins débordé que les hôpitaux parisiens, celui de Chinon à un autre point positif : c'est une maternité "Amie des Bébés", qui met tout en oeuvre pour favoriser l'allaitement chez les mamans qui le souhaitent, et prodigue soins et conseils dans le respect du rythme du bébé, pour que sa venue au monde soit le plus paisible possible.

Comme c'est mon deuxième accouchement, voici ce que j'ai relevé de particulièrement positif par rapport au premier :


  • Acupuncture : le jour du terme je suis venue pour un contrôle et la sage-femme à senti que j'étais particulièrement stressée (fatiguée, peur de devoir attendre encore 1 semaine avant d'accoucher, angoissée à l'idée de ne pas arriver à gérer 2 enfants en bas âge en même temps...). Elle m'a donc proposé une petite séance d'acupuncture. J'ai adoré non seulement la séance mais aussi le fait qu'on me cocoone. Après j'étais détendue et j'ai décidé de profiter de ma journée et d'arrêter de me demander quand bébé arriverait... hasard ou conséquence : le travail a commencé la nuit suivante.
  • Peau à peau : ma fille est née vers 6h30 et je l'ai gardée en peau à peau jusqu'à 15h. Rien ne vous y oblige mais dans cet hôpital on encourage le peau à peau le plus longtemps possible, surtout le jour de la naissance. Ma fille est restée sur moi jusqu'à ce que sa température soit stabilisée (c'était un bébé bien portant, ne nécessitant aucun soin particulier, le peau à peau était juste pour son confort). Non pas qu'on vous en empêche dans les autres hôpitaux, mais on encourage rarement un peau à peau aussi long.
  • Allaitement : c'est le but premier du label, et il est largement mérité car j'ai été vraiment bien entourée dans la mise en place de mon allaitement, j'ai appris de nouvelles choses alors que j'avais déjà allaité ma première et que j'étais bien informée sur le sujet, et la montée de lait qui avait été traumatisante la première fois (je suis du genre très productive) s'est très bien passée grâce aux conseils reçus.
  • Bien-être : tout est fait pour favoriser le bien-être de la maman et du bébé. Dès la première nuit, on m'a donné les bons conseils pour apaiser bébé avait du mal à dormir dans un berceau froid et rigide après avoir passé 9 mois dans le ventre de maman. Je l'ai gardée auprès de moi avec le coussin d'allaitement et nous avons pu dormir toutes les 2, tandis que pour mon premier accouchement je n'avais pas fermé l'oeil pendant tout le séjour à la maternité et j'en avais gardé un très mauvais souvenir.
  • Respect du rythme de bébé : ici, on ne donne le premier bain que le jour de la sortie. Cela permet au bébé de ne pas se refroidir alors que la naissance est déjà un traumatisme, et de garder sur lui l'odeur rassurante de sa maman, le temps de s'habituer à son nouvel environnement.

Je n'ai pas eu de problème particulier avec l'allaitement mais un autre point fort des hôpitaux portant le label IHAB, est qu'ils assurent également un suivi de proximité de l'allaitement. Pour toute question, il est possible de contacter les sage-femmes une fois rentrée à la maison. Et c'est trèsimportant, car souvent les médecins généralistes et pédiatres s'y connaissent à peine plus que le commun des mortels en allaitement, et par des conseils erronés ils compromettent parfois involontairement celui-ci. Je connais plusieurs cas, et j'ai même une anecdote personnelle avec mon généraliste, à laquelle je consacrerai un article, dans l'espoir de contribuer à faire avancer les choses en faveur de l'allaitement.

En conclusion, cet accouchement fut une très belle découverte et je conseille à toutes celles qui en ont la possibilité, de choisir une maternité "Amie des Bébés", que vous choisissiez d'allaiter ou non. 

mardi 6 octobre 2015

La liberté, le temps d'un été...

Me voilà de retour après un été consacré à ma famille ! C'est un choix discutable de faire une pause aussi longue sur un blog tout juste commencé, mais après de nombreux étés passés quasi exclusivement à travailler pendant que famille et amis se détendaient à la plage et organisaient des fêtes, j'ai décidé de ne pas louper cette occasion de profiter de chaque instant, pour me reposer, voir ma famille et jouer avec ma fille, à la campagne, en laissant un peu de côté téléphone et internet, sans aucun regret ! Me revoilà donc, avec plein de sujets intéressants, car en bonne mère de famille, je n'ai pas cessé pour autant de faire des découvertes et de tester de nouvelles choses, censées améliorer notre quotidien, ou même  les moments extraordinaires d'ailleurs, et nous commençons tout de suite, avec un article sur le thème de la maternité, celle que l'on choisit pour accoucher...

jeudi 18 juin 2015

Quand bébé ne veut pas dire merci !




Pourquoi est-ce que le premier mot de nos bébés c'est toujours "tateau" ou "miam miam" ?!!
Sans blague, on nous raconte dans les livres pour futurs jeunes parents et les magazines genre Famili (que j'adore, ne vous méprenez pas !), que le premier mot prononcé par notre adorable progéniture baveuse au sourire édenté, c'est "papa" ! Ben voyons ! Ce n'est pas "maman" non plus d'ailleurs !! Le premier mot de Valeria, vers 7 mois, c'était "wowo" (le chien) ! Et le deuxième "niam niam" (pas besoin de traduire, on ne fait pas plus explicite !)

Mais admettons-le : notre vraie préoccupation, ce n'est pas le moment où notre chérubin dira "papa" ou "maman", on doute rarement de l'attachement de son enfant. Ce qui stresse tout bon parent qui se respecte, c'est que sa descendance puisse passer pour un vilain petit malpoli !! Allez, soyez honnêtes, vous aussi vous avez essayé désespérément de lui faire dire "merci" pendant des mois !! C'est pas pour rien qu'on l'appelle le mot magique !  Mais la petite maline elle préfère dire "awa" (au-revoir). Et encore, c'est quand ça lui chante ! Contente-toi de ça Maman ! Pour ce qui est de "Bonjour" et "merci", tu peux toujours crever ! Ils savent très bien ce qu'on attend d'eux, et c'est tellement amusant de voir maman se ridiculiser pendant des mois devant les inconnu,s en essayant d'obtenir le Saint Graal !

Et si j'avais loupé une étape dans l'éducation ? Est-ce que je devrais insister et garder le "tateau" tant désiré dans ma main jusqu'à ce qu'elle capitule enfin et me daigne d'un "merci" ? Oui, mais ce serait contraire aux principes d'éducation respectueuse que nous avions fixés avec Papa... En même temps, je sais qu'elle en est capable, elle dit déjà une cinquantaine de mots et imite les cris des animaux ! Pas facile d'être parents, parce que quand ça ne se limite plus seulement à nourrir, changer et câliner, quand il faut commencer à éduquer, on ne sait jamais où est la limite, quels sont les standards. Normal, il n'y en a pas ! Parce que la fille de la voisine, elle disait "merci" à 13 mois, elle ! Et d'ailleurs la voisine ne se privait pas pour se la péter !! Oui mais Bon à 13 mois Valeria elle vidait les sacs de courses avec Maman et étendait le linge avec Papa (ou vidait le panier de linge aux pieds de Papa, mais le cœur y était !).

Alors Maman va sur les forum pour se rassurer, consulte les articles sur l'évolution  de l'enfant, scande à chaque occasion le mot magique au nez de Poupette, qui la regarde d'un air buté comme pour dire "ma pauv'maman, essaye encore un peu qu'on s'marre !"... 
Et puis finalement, Maman laisse tomber : les vacances sont arrivées, Bébé2 qui ne veut pas rester à sa place fait des siennes, et la quête du "merci" passe à la trappe...

Et la petite langue finit par se délier : les 50 mots deviennent 150, puis 200... en une quinzaine de jours, les changements sont impressionnants, des mini phrases avec sujet, verbe et parfois même complément, commencent à sortir de la bouche de ma petite bonne femme, qui se délecte de la réaction d'émerveillement qu'elle provoque ! 
Et un beau jour, le petit jeu du chat et de la souris ayant assez duré, le mot magique sort enfin, tout seul, sans qu'on ait rien demandé.... d'abord sous la forme d'un "ci", qui en quelques heures devient "aci", et certains jours de grâce, carrément "maciii" ! A-llé-lu-ia ! L'honneur est sauf ! Ma fille est bien élevée, et ça se voit enfin ! 
Maintenant c'est même à toutes les sauces : que la demoiselle demande un objet, le tende ou s'en empare d'elle-même, chaque acte est ponctué d'un retentissant "aciii" ! Et d'ailleurs deux jours plus tard sortait aussi le fameux "bonjouuur". Ben oui, maintenant qu'elle a vu l'effet que cela produisait sur son entourage, pourquoi s'en priver plus longtemps ?!

Au final, chères mamans, ne nous prenons pas la tête, car nos bouilles d'amour finissent tôt ou tard par nous contenter, généralement quand on n'attend plus rien ! Et comme on est parties pour 18 ans comme ça (ou plus !), on ne va pas commencer à se faire des cheveux blancs tout de suite !

Et puisqu'on parle de cheveux, très bientôt, un article pour partager des petits secrets sur comment en prendre soin au naturel, même quand on n'a presque pas de temps à y consacrer ! "Provare per credere" (qu'on pourrait traduire approximativement par : l'essayer c'est l'adopter) !


mardi 16 juin 2015

Maman découvre la Slow Cosmétique : des produits moins chers et de meilleure qualité pour toute la famille



Me revoilà après une petite semaine de repos, pour vous parler d'un autre sujet qui me passionne : La slow cosmétique. 





J'ai découvert cette tendance née dans les années 2010, au cours de mes recherches sur le liniment, il y a quelques semaines, et j'ai tout de suite adhéré au concept ! En effet, comme je l'ai déjà dit, toujours aimé ce qui est alternatif : recettes de grand-mère, médecine douce (phytothérapie, fleurs de Bach...), allaitement, portage en écharpe, méthodes d'éducation non-violente .... Et pour moi ce n'est pas une question de mode : j'y crois fermement (après avoir testé bien sûr), et je ne peux m'empêcher de partager mes expériences sur le sujet avec mes amis et ma famille !

Alors justement, la slow cosmétique what is it ?!
C'est un mouvement inspiré du slow food (né en Italie), et qui a pour but d'informer les consommateurs que nous sommes, afin de leur donner la possibilité de faire des choix responsables. En effet, on se doute tous un peu que les cosmétiques et autres produits lavants de grande consommation ne sont ni très écologiques, ni même particulièrement bons pour nous. Mais Julien Kaibeck, le père du mouvement, nous fait prendre conscience d'à quel point nous sommes menés par le bout du nez par l'industrie, et de la facilité qu'il y a pour nous à changer les choses. Il a sur le sujet créé un blog : lessentieldejulien.com, écrit un livre : "Adoptez la Slow Cosmétique", et dispense de nombreux conseils en ligne et dans des vidéos sur YouTube. Si avec tout ça vous n'avez pas au moins envie d'essayer quelques trucs, c'est que vous êtes définitivement perdus !

Pourquoi j'ai aimé ce concept et son livre ?
Tout d'abord parce que si quand j'étais adolescente je connaissais surtout la notion de "consommer", depuis que je suis devenue maman, ma préoccupation principale en la matière est devenue : "consommer mieux et moins cher". Pour la naissance de ma fille, dès le départ j'ai renoncé à l'idée de cette fameuse "odeur de bébé" qu'on essaie de nous vendre dans les produits de toilette, pour choisir ce qui concrètement était le mieux pour elle : le savon d’Alep et le liniment. Je dois dire que cette décision m'a un peu coûté quand je l'ai prise, car c'est quelque chose qui avait été ancré en moi par notre société de consommation. Mais une fois que ma fille est née, j'ai vite oublié toutes ces fausses idées, et après 18 mois, je peux dire que je suis "sevrée", car pour moi l'odeur de bébé c'est celle de mon enfant, et aucun produit ne me l'apportera ni ne me l'enlèvera jamais !
Ensuite, j'ai apprécié le fait que ce discours soit très raisonnable : d'abord, la cosmétique conventionnelle (ou industrielle) n'est pas diabolisée pour le plaisir de vous vendre du bio. En effet, on nous dit qu'elle est très polluante, preuve à l'appui, mais on ne nous dit pas qu'elle est nécessairement mauvaise pour la santé. Pas directement en tout cas : en effet, elle n'est ni bonne ni mauvaise. Elle est tout simplement cosmétique. Ce qui veut dire que toutes ces crèmes ne nous tuent pas, mais en revanche les vertus qu'on leur prêtes sont uniquement de la publicité. Aucune crème ne vous fera rajeunir, ni ne vous libérera de votre acné. Elle ne vous hydratent même pas directement. Elles on plus un rôle de masque, qui vous donnera plus ou moins l'aspect que vous attendez, mais sans jamais améliorer la qualité de votre peau ou de vos cheveux. Du coup, on vous explique que ce qu'on vous vend en échange, quel que soit la qualité que vous achetez (du bas de gamme au luxe), ne vaut pas le prix que vous avez payé. Au final les principaux composants seront toujours les mêmes : de l'eau et des dérivés du pétrole (pas dangereux parce que traités mais beurk quand même !).
Enfin, on ne vous incite pas à consommer plus. On commence déjà par vous expliquer comment réduire le nombre de cosmétiques utilisés pour ne garder que quelques ingrédients de base de qualité, qui ne vous coûteront pas plus cher. En fait vous avez le choix entre faire maison si vous en avez le courage, ou acheter des produits certifiés si vous trouvez que c'est trop compliqué et que le budget n'est pas un problème pour vous. Pour les plus frileux, on vous dit même que vous n'êtes pas obligés de tout changer. En fait c'est un choix personnel, que vous ferez en connaissance de cause, puisqu'on vous dit ce qu'il y a vraiment dans vos produits, ce dont vous avez réellement besoin (beaucoup moins que vous ne le croyez), ou se le procurer (souvent dans votre placard de cuisine) et comment le fabriquer.

En conclusion, j'étais déjà sans le savoir sur le chemin de la slow cosmétique. Mais c'était jusque là plutôt une question d'idéal. Aujourd'hui, grâce à ce livre, je sais que ça ne coûte pas plus cher, et comment m'y prendre pour atteindre ce but. Je ne vais pas changer nécessairement tous mes produits, car "Maman n'a que deux mains", mais tout ce qui sera réalisable en un temps raisonnable sera testé, et partagé sur ces pages


mardi 9 juin 2015

Le liniment de Maman : réalisation et bilan



Assez parlé du prix du liniment (article du 7/06/15), on passe aux travaux pratiques ! C'est pas le tout d'avoir de bonnes idées, de calculer, de commander les produits, il faut aussi tester la réalisation, pour s'assurer que le résultat final est à la hauteur de mes attentes. Et puis, même si j'adore partager mes bons plans et écrire ces articles, je fais cela avant tout pour les besoins de ma famille. Et ça tombe bien, j'arrive au bout de ma dernière bouteille de liniment du commerce. Au boulot !

Comme je débute dans la réalisation de mes cosmétiques maison (c'est la deuxième recette que j'exécute), je travaille encore avec le matériel que j'ai sous la main, soigneusement lavé, puis désinfecté à l'alcool. J'ai donc sorti ma balance électronique de cuisine, 1 casserole pour faire bouillir l'eau, 1 entonnoir, 2 récipients en verre pour peser et transvaser les préparations, et la bouteille en verre teinté qui servira provisoirement de contenant pour la préparation finie.
Le plus pénible c'est la préparation du matériel avant ! J'ai perdu un peu de temps avec la stérilisation de la bouteille à la casserole (grande casserole pour plonger la bouteille entière donc il faut attendre un moment avant l'ébullition, et grosse galère pour la sortir après !). 




Ensuite, tout est allé comme sur des roulettes : j'ai fait bouillir mes 500ml d'eau de source, puis refroidir, avant de les mélanger à 5gr d'hydroxyde de calcium dans ma bouteille (en agitant quelques secondes). Puis j'ai versé le contenu dans un des fameux récipients afin reverser ensuite mon eau de chaux dans la bouteille mais cette fois en la filtrant. Un peu tiré par les cheveux : la prochaine fois je prends une deuxième bouteille en verre avant ! J'ai laissé de côté le temps que toute l'eau passe à travers le filtre (environ 30mn). Le plus dur est fait. Il ne reste plus qu'à verser mon eau de chaux et 500ml d'huile d'olive dans mon blender, et à faire tourner une minute environ pour obtenir une belle émulsion, afin que le liniment ne se déphase pas (ou pas trop vite.. on verra).





Pour la petite histoire, mon cher mari, que nous appelons ici Papa, a dévissé le blender quelques secondes avant l'opération, et nous avons perdu une petite quantité d'eau de chaux. J'ai donc obtenu un liniment avec une proportion légèrement supérieure d'huile d'olive, et donc plus hydratant ! 




Mon liniment terminé, je l'ai reversé dans la bouteille (toujours la même !). Ensuite il ne restait plus qu'à le tester sur des petites fesses de bébé !!


Laboratoires Gilbert        VS       Maman


La texture est beaucoup plus fluide que celle du liniment que j'achète d'habitude, mais c'est un bon point car dès le premier essai, j'ai remarqué qu'il est beaucoup plus facile d'enlever les saletés ainsi ! La texture visqueuse de mon ancien produit glissait sur les fesses et il fallait s'y reprendre plusieurs fois pour enlever correctement les vilains cacas ! Là, c'est la bonne consistance et ça va beaucoup plus vite ! Il est aussi plus gras, ce qui offre 2 avantages : d'abord il hydrate plus; ensuite, ce gras traverse le coton et permet une deuxième application lorsqu'on le replie, sans rajouter de produit. Je suis donc pour le moment très satisfaite de cette réalisation !

Petite chose à améliorer : la bouteille dans laquelle je le stocke pour le moment n'est pas du tout pratique, je vais donc investir dans un flacon pompe pour une utilisation plus facile.

Évidemment on peut tout à fait personnaliser son liniment en ajoutant un parfum naturel (une maman sur un autre blog à rajouté de la vanille tonka, pourquoi pas). On peut aussi obtenir une texture plus crémeuse en ajoutant à la formule de la cire d'abeille. Ou encore choisir une huile plus précieuse, avec un parfum plus agréable, où des propriétés différentes. Étant déjà habituée au liniment et au savon d'alep dont  le parfum n'est pas très commercial, et ayant pris le parti de réaliser un produit simple, dont le coût des matières se limiterait à l'essentiel nécessaire pour garantir le bien-être de mes bébés, je ne ressens pas le besoin d'ajouter quoi que ce soit pour le moment.

En revanche, pour les mamans au budget très serré, il est possible de remplacer l'huile d'olive par le tournesol. Il est un peu moins hydratant, donc il vaut mieux l'utiliser pour un bébé n'ayant pas de problèmes de peau. Je pense qu'une formule avec 50% de chaque huile permettrait de baisser encore le coût sans perdre en qualité. C'est un test que je ferai probablement. Pour  le moment je n'ai pas trouvé une huile de tournesol bio de production certifiée à un prix vraiment plus intéressant que l'huile d'olive. Quelle que soit l'huile que vous choisissez, attention aux huiles bio de marque distributeur, qui proviennent souvent de pays ou les standards de production biologique ne sont pas aussi rigoureux qu'en Europe !


dimanche 7 juin 2015

Maman veut du liniment bio pas cher !!



Voici enfin les résultats d'un projet sur lequel je travaille (si on lit entre les lignes ça donne "je m'arrache les cheveux") depuis quelques temps déjà ! Du liniment de haute qualité, moins cher que pas cher !

Non, ce n'est pas le énième tutoriel sur comment faire son liniment soi-même, il y en a déjà plein la toile! Et je n'ai pas non plus trouvé une nouvelle formule révolutionnaire de liniment qui se prépare toute seule ou change les couches à votre place !

Dès ma première grossesse j'avais décidé que ce serait produits naturels ou rien !
Oui, mais ce n'est pas parce qu'on veut le meilleur pour son enfant, qu'on est prêt à dépenser sans compter ! Ici on compte, et même on compare les prix ! A l'époque, j'avais passé des heures sur internet pour trouver le liniment au meilleur prix, frais de port inclus. Depuis j'ai trouvé une parapharmacie qui fait des promotions près de chez moi, et mon liniment me revient aujourd'hui à environ 7€ le litre.

Mais voilà, la première a bien grandi (trop facile !), nous attendons maintenant Bébé2, et j'ai donc décidé de me lancer de nouveaux défis. Depuis quelques temps, je m'intéresse de très près à ce mouvement qu'on appelle Slow Cosmétique, et nous en reparlerons. Nous en reparlerons même souvent !
En bref, le but est de consommer mieux, des produits meilleurs pour nous, pour l'environnement, et pour notre portefeuille (tout un programme!). Faire son liniment soi-même, c'est un bon moyen de moins polluer avec les bouteilles en plastique, et de contrôler rigoureusement ce que l'on met sur le siège de nos enfants ! Parce que si on se penche un peu sur les étiquettes des liniments que l'on achète en pharmacie, bizarrement, on trouve un peu plus de choses que celles initialement prévues dans la formule (eau de chaux et huile d'olive). Un peu de sels d'aluminium par ci, un petit conservateur par là.... Et du coup ce produit qu'on nous avait recommandé comme naturel à la place des vilaines lingettes, il n'est pas si innocent que ça ! On profite de sa bonne réputation, et ni vu ni connu on ajoute des petits ingrédients un peu polémiques pour faire du profit en surfant sur la tendance naturelle !!

Alors je me suis penchée sur la formule du liniment, et j'ai fait un petit calcul. Pour celles qui achètent encore leur liniment de pharmacie au prix du caviar entre 8 et 15€ la bouteille, faire son liniment maison avec de l'huile d'olive bio et de l'eau de chaux achetée en pharmacie (au prix de l'or celle là) représente de toute façon une belle économie. Mais voilà, moi mon liniment je le paye environ 3€ la bouteille de 480ml. Alors entre l'eau de chaux à 3,90€ les 500ml (au mieux!) et l'huile d'olive bio autour de 10€ le litre, on obtenait un prix de revient de 8-9€ le litre, sans compter le temps passé dessus et les autres fournitures nécessaires.

J'ai donc cherché un moyen d'économiser encore sur le coût de fabrication, sans faire baisser la qualité du liniment. On commence par le plus simple : l'huile d'olive. J'ai trouvé une huile d'olive bio chez Naturalia (provenant d'Italie donc respectant les standards européens pour le bio) à 7,99€ le litre. Première partie du contrat remplie, mais le plus dur arrive après ! L'eau de chaux c'est cher ! Et pourtant ça ne coûte pas grand chose à produire (là encore on trouve des tuto partout). La chaux c'est difficile à se procurer. Celle de chez Casto vous oubliez tout de suite, elle n'est pas pure à plus de 95% et dans les 5% restants, on trouve des résidus de métaux lourds. Dans ce cas mieux vaut continuer à acheter votre liniment aux parabens ou aux sels d'aluminium ! On trouve quelques drogueries en ligne qui ne vendent que de très petites quantités. Avec les frais de port (plus chers que la chaux) on arrive à un coût entre 5 et 6€ le litre, qui commence à devenir intéressant. Mais j'ai voulu aller encore plus loin... Et au bout d'une semaine de recherches intenses, j'ai trouvé un laboratoire qui vend de la chaux éteinte (ou hydroxyde de calcium) très pure pour 14,90€ le kg. J'ai donc encore divisé par 2 le prix de ma chaux !  Avec 1kg de chaux je peux faire 200lt de liniment (j'ai un peu de marge !). Soit : 


Ce qui représente le coût de la matière première pour 1l de liniment bio maison. A cela, si on veut aller vraiment jusqu'au bout de la réflexion, il faudra ajouter le coût du matériel (robot ou blender pour une émulsion plus réussie, mais on peut le faire à la main), un peu d'alcool pour désinfecter le matériel, et les éventuels récipients de conservation. Au final on y gagne !

Bilan : du liniment bio de haute qualité à 4,18€ le litre ! Mission accomplie !

J'ai évidemment réalisé et testé mon liniment avant d'écrire cet article. Je vous en ferai donc un petit compte-rendu dès demain.


vendredi 5 juin 2015

Nos activités Montessori estivales : une idée rafraîchissante !



Une chose que Valeria aime par-dessus tout, je vous l'ai déjà dit, c'est manipuler des objets. Mais pas n'importe lesquels : ceux qui normalement ne lui sont pas directement destinés. "Laissez tomber les joujoux pour bébé et autres cubes, moi je veux toucher des vrais trucs !". Et ça tombe bien, tous ces objets merveilleusement exotiques pour une petite fille de presque 18 mois, la maison de Mamine en regorge !! Voici ce que nous avons trouvé aujourd'hui :





"Késaco?"... Une pompe qui sert à remplir les bombes à eau. Elle nous a été offerte par des amis américains mais on en trouve sur internet et dans les magasins de gadget et farces et attrapes. Ça c'est le modèle professionnel pour les grandes familles qui font plein de bêtises !   
"Quel est le rapport avec Montessori ?", me demanderez-vous. Et bien j'y arrive : en pédagogie Montessori, on encourage les activités autour de l'eau. Les jeunes enfants dès 1 an (environ) sont déjà fascinés par l'eau. Ils aiment la manipuler, la verser, la boire, y tremper leurs mains (combien de mamans passent leur temps à éponger la table de la chaise haute ? Moi perso c'est à tous les repas !). On propose d'ailleurs comme activité de vie pratique aux enfants de cet âge là, une bassine d'eau avec un petit savon à leur hauteur, afin qu'ils apprennent par eux-même à maîtriser le lavage des mains.
Aujourd'hui, il me fallait une activité qui absorbe Valeria suffisamment de temps pour que Maman puisse rester plus de 5mn d'affilés dans son transat (Map oblige), et qui tant qu'à faire lui permette de se rafraîchir car à 10h du matin on avait déjà atteint les 30° et mademoiselle commençait à devenir grognon ! Mon petit monstre avait déjà vu cette pompe manipulée par ses oncles et montré un vif intérêt, je savais donc que mon activité aurait du succès. 





J'ai donc mis à sa disposition l'objet de son désir (non satisfait jusque là), je me suis calée dans mon transat, et j'ai observé la scène : cris d'extase, grand sourire satisfait, la demoiselle ne boude pas son plaisir ! 





Elle a vite compris comment fonctionnait le mécanisme ! Et la voilà en action, qui tripote, bidouille, retourne, et arrose généreusement sur son passage (la tablette de Maman qui faisait le reportage photo a faillit se noyer !). On goûte l'eau qui sort de la pompe (pourquoi s'en priver ?). On s'asperge une première fois par erreur, et les 50 suivantes pour le plaisir (et l'avenir de la science !). Une heure plus tard, le réservoir est presque vide, le petit monstre dégoulinant semble émerger du Loch Ness, et tout le monde est rafraîchi, même les chaussures !  

Bilan de l'expérience: Une très belle découverte pour Valeria (aussi plaisant qu'instructif !). Cet "outil" improvisé nous a permis d'étudier la coordination des mouvements et de mettre à profit une saine curiosité pour étudier de nouveaux mécanismes. Nous sommes donc tout à fait dans l'esprit Montessori. Nous avons obtenu un record de concentration pour une petite fille qui poursuit rarement la même activité pendant plus de 10mn (il ne faut pas désespérer, juste trouver la bonne activité !). On peut dire qu'une fois le réservoir vide et la robe trempée le moral était nettement meilleur. Et maman qui n'a pas eu besoin de lui courir derrière a pu se reposer. 
Le contrat est donc rempli, et l'activité adoptée pour l'été !  


jeudi 4 juin 2015

lundi 1 juin 2015

Nos activités Montessori estivales : découverte des fleurs



Puisque nous sommes maintenant à la campagne, j'ai profité de cette belle matinée ensoleillée pour mettre en place une activité de saison dans l'esprit Montessori avec Valeria. Nous avons la chance d'avoir ici un grand parc avec de très nombreuses variétés de plantes et de fleurs. Etant moi-même une grande amoureuse de la nature, grâce à une éducation qui m'a permis de cultiver cet intérêt, j'ai à cœur de transmettre à mes enfants cette valeur essentielle.
Nous voici donc parties pour un rapide tour (Maman doit retourner user la toile de son transat si elle ne veut pas finir à l'hosto), afin de recueillir quelques jolies fleurs de différentes couleurs et aspects. De retour une dizaine de minutes plus tard, nous disposons notre butin sur un plateau de couleur unie, afin de mettre en valeur la couleur et la forme des différentes espèces 


Il y a deux espèces de roses, de la lavande, et des "fleurs des champs" qui proviennent du jardin anglais. L'idée étant de proposer une expérience multi-sensorielle au travers de différentes formes, couleurs et parfums. 


Valeria a adoré ce plateau : elle a d'abord observé les fleurs quelques secondes, les protégeant du chien qui s'approchait avec curiosité, comme si c'était son trésor, puis elle les a reniflées pour voir quel parfum elles avaient (comme elle fait dans le jardin aromatique de Daddy, le papa de Maman). Pour finir, elle se les est appropriées à sa manière... pour jouer avec sa dînette... Pourquoi pas, c'est toujours plus sympa que de cuisiner des cailloux (ou pas... car c'est ce qu'elle a fait ensuite... ) !

Bilan : une expérience intéressante, à renouveler pour que Valeria puisse développer son intérêt pour les fleurs et notamment la richesse esthétique et sensorielle qu'elles offrent. Pour le moment sa concentration est de très courte durée, mais avec le temps elle va probablement s'allonger.
Je vais certainement lui proposer des variations de cette activité, autour des feuilles (car nous avons de très beaux arbres), et des plantes aromatiques pour lesquelles elle montre beaucoup d’intérêt. 



   

dimanche 31 mai 2015

Maman à l'horizontale, ou comment gérer un bébé de 17 mois en MAP



La nouvelle est tombée, raide : risque d'accouchement prématuré !
Enceinte de 26 sa de Bébé2, avec une petite fille de 17 mois et un travail debout dans un environnement stressant (jusqu'au début du 6ème mois), je me doutais bien qu'il faudrait tôt ou tard ralentir le rythme. Alors j'avais tout planifié (nous les mamans on ne fait que ça !) : travail jusqu'au 31 mai, et à partir du 1er juin, je prends tous les congés acquis cette année (en congé parental l'année prochaine je n'en aurai pas besoin). Comme ça je me repose un mois et demi en attendant le "congé mat" et en plus je suis libre de mes mouvements et sorties (pas comme en arrêt maladie), ce qui avec un petit monstre d'environ 80 cm à la maison n'est pas du luxe ! Le tout négocié avec mon employeur, qui avait hâte que je déguerpisse (surtout la trouille que je me fasse renverser par un chinois en pleine crise d'abstinence de sac à main de luxe !!). Donc tout le monde il est content...

Oui mais voilà, mon col (de l'utérus pas de chemise malheureusement) est un lâche ! Contrairement à ma première grossesse, une fois terminé le premier trimestre et son mal de mer H 24, j'ai tout à coup pété la forme ! Oui parce que jusque là j'en avais entendu parler du "merveilleux deuxième trimestre" ou on fait plein de chose, avec la libido qui explose et votre conjoint qui doit prendre des vitamines pour suivre le rythme mais moi c'était plutôt dodo de 21h à 9h et canapé la journée tellement j'avais pas la forme ! Et bien cette fois à moi la grossesse active : levée le matin, petit déj, maquillage, bisou Papa, bisou Valeria, tram et RER bondés(la place assise tu sais ou tu te la mets... ), 8 heures de boulot et des milliers d'euros de sacs à main vendus, RER et tram bondés (toujours debout c'est bon pour les fessiers), nounou, bain, dîner (euh d'abord trouver une idée pour le dîner... ), histoire et dodo pour Valeria... (c'est pas fini... )... étendre le linge, ranger le bazar mis par le Monstre (ça c'était avant Montessori...), et finir la journée avec 1h ou 2 de cuisine (ben oui nous aussi on doit dîner) mais cette fois en mode détente (incroyable mais vrai, cette grossesse est la bonne : je me détends en cuisinant le soir). Tout ça jusqu'à ce qu'un matin, alors que le réveille sonne, impossible de me lever : mon corps est en plomb... Maman est au bout du rouleau... Le plus marrant c'est que sur le moment (réflexe de maman) mon plus gros problème c'était : comment arriver au bout de ma journée (qui n'avait pas encore commencé) dans cet état. Au bout d'une dizaine de minute, je commence à émerger et c'est là que jaillit une idée lumineuse et totalement novatrice (je n'y pensais même pas 10 mn plus tôt) : aller voir le médecin... Ben oui, enceinte de 5 mois, travail crevant, bébé à gérer le reste du temps, incapable de me lever, en voilà une bonne idée !! Sage idée même : parce que le médecin il me dit que mon col il a raccourci... Bon ben tout s'explique ! Je vais me reposer quelques jours et puis retour au boulot jusqu'à fin mai et après VACANCES !

Oui mais non.... Parce que les quelques jours se sont transformés en 3 semaines : avec ponts du mois de mai grâce auxquels la nounou a eu plein de jours de repos payés, Maman, elle, a vu ses jours de repos tranquilles sur le canapé fondre comme neige au soleil ! Et puis les quelques jours de tranquillité, Maman s'est dit : "Bébé2 va bientôt arriver, le contrat de la nounou va se terminer, j'en profite pour faire un peu de rangement !". Rien de déraisonnable bien sur... une sieste par ci, on range un placard, une sieste par là, une petite vaisselle... tiens la plante verte est à l'étroit dans son pot...

Alors le col il aime pas ... et on arrive à la fin du mois de mai. Et là le médecin se fâche : "Si vous ne commencez pas à vous reposer vraiment, votre col va finir par s'ouvrir et là ce sera l'hosto !"
Ah, j'avais pas vu ça sous cet angle... Désolée mais après un premier accouchement déclenché a 39 semaines avec un beau col long, tonique et fermé, Maman elle ne pensait pas qu'elle allait se retrouver en repos forcé à 5 mois au deuxième tour. Ben voilà, c'est fait !!

Reste plus qu'à mettre en place le plan B... parce que le canapé je suis pas contre, mais je viens de quitter la nounou, pile au moment ou en fait je suis censée passer en mode horizontal : pas de cuisine, pas de ménage, pas de balades au parc et j'en passe... Le temps de faire 2 valises (de vider l'appart dans les valises, oui !) et nous voilà parties pour la campagne, chez Mamine (la maman de Maman). Problème logistique sous contrôle : pour les repas et le ménage ça va le faire. Maintenant, le problème ça va être d'occuper le Monstre galopant (car Mamine elle travaille), tout en restant en mode horizontal (ça se complique), et de trouver des occupations pour meubler le temps, parce que "l'inactivité forcée" rien que de le dire ça me pèse déjà !

La bonne nouvelle, c'est que j'aurai du temps à consacrer à ce blog, et j'ai déjà en tête pleins d'idées sympas, de bons plans à partager pour faciliter nos vies de mamans...

L'été sera horizontal mais riche !!


mercredi 27 mai 2015

Petit changement le temps d'une sieste...



Cher lecteur, si tu as lu un de mes articles avant ce jour, tu sais que ce blog a changé de nom. En effet, le premier nom choisi, tout comme les premiers articles écrits, étaient orientés uniquement sur le monde de la pédagogie Montessori. Il est vrai que cette pédagogie me passionne et me permet d'avancer en tant que maman, mais au fur et à mesure que passaient les jours et que ce blog prenait forme, je me suis rendu compte que j'avais envie de partager bien plus que cette seule expérience. 
En effet, une journée de maman ça dure de "moins l'infini" à "plus l'infini" (petit reste de cours de maths... ), et le temps consacré à Montessori est bien peu par rapport à tout ce qu'il faut préparer, organiser, affronter dans cette journée ! On passe son temps à chercher un "système D" pour résoudre tel ou tel problème, un bon plan pour gérer le budget de la maison, ou tout simplement des astuces pour être une "maman au top" ! Et puis il faut savoir aussi que tout m'intéresse : je ne suis une pro de rien (si ce n'est de la débrouille) mais je m'intéresse à tout et j'essaye tout ce qui peut faire de moi une meilleure maman ("décidément elle fait un complexe celle-là !"). Allaitement, bio, écologie, pédagogie alternative... Alors à partir d'aujourd'hui, ce blog se diversifie, au gré de mon inspiration, et au rythme de nos journées ! Sur ce, la sieste est finie, c'est l'heure du goûter, je file !! 


mardi 26 mai 2015

Nos premières activités Montessori : le Panier à trésors



Allez, un petit compte-rendu des premières activités Montessori de Valeria...
Toute excitée par mes fabuleuses découvertes sur la toile, je me suis empressée de proposer ses premières activités pédagogiques à la poupette ! 
La première difficulté, quand on commence à l’âge de mademoiselle (environ 15 mois lors des tout premiers essais), c'est de cibler ses intérêts, et surtout ses capacités. Car c'est une période ou l'évolution d'un enfant à l'autre peut être très différente. J'ai d'ailleurs fait quelques tests qui ont été un échec.
A cet âge là donc, les principales activités proposées en pédagogie Montessori, sont celles liées à la découverte par le toucher et la manipulation (qui commence déjà bien avant), et celles visant à développer la motricité fine. 
Pour le premier type d'activité, il suffit de proposer différents objets auxquels l'enfant n'a pas accès d'habitude, et dans des matières variées. On laisse donc tomber les jouets bien rangés dans la chambre, et on commence à explorer les tiroirs de la cuisine (vous avez remarqué à quel point nos petits "Einstein" sont fascinés par la cuisine ?). J'ai donc composé un Panier à trésors constitué d'éléments que Valeria n'avait jamais vus, ou en tout cas jamais manipulés. Je l'ai reconstitué pour vous car il a depuis été rangé, l’intérêt de la demoiselle pour ce genre de choses s'étant un peu émoussé.


J'y avais mis un bol d’aumône pour les moines bouddhistes qui rend un son particulier quand on tape dessus (un vrai succès!), un Rubik's Cube (qui a aussi captivé Valeria), une boule à thé, un coquetier, une raclette de cuisine, une grenouille en bois qu'on fait croasser avec le bâton (mais ma fille a largement préféré s'amuser à enfiler ce dernier dans la bouche de la bestiole comme sur la photo. Je n'y avais pas pensé...), une fleur en caoutchouc, un cadre en argent avec une photo de sa cousine bébé (un des objets les plus fascinants), et un collier brésilien (vestige des années d'adolescence de Papa). 
L'observer a été un vrai plaisir ! Connaissant ma fille, j'avais une idée de ce qui lui plairait le plus (et globalement je ne m'étais pas trompée), mais le plus intéressant, c'est l'usage qu'elle en a fait, qui démontre chez l'enfant, une approche totalement différente de la nôtre, et par là tout le potentiel qui ne demande qu'à être épanoui !  

Cette activité peut en réalité être proposée bien plus tôt, dès que l'enfant est capable d'attraper et manipuler des objets par lui-même. C'est même bien plus intéressant quand il ne se déplace pas encore seul, car il n'est pas en mesure d'aller fouiller dans les affaires de papa et maman, ce sera donc encore plus exceptionnel ! 
Soyez créatives : il faut varier les formes, les matières, les bruits qu'on peut faire avec, et varier les propositions en fonction de l’âge de l'enfant. Les possibilités sont infinies. En pédagogie Montessori, on recommande de proposer des matériaux naturels et nobles (ce qui est important) mais on peut tout à fait élargir le choix pour d'avantage d'attrait (le Rubik's Cube en plastique ou la raclette en caoutchouc que bébé peut mâchouiller avec délectation ont tout à fait leur place !). Du moment que ce n'est pas coupant ou pointu, qu'il n'y a pas de petites pièces dangereuses ou de peintures toxiques, on peut tout essayer ! Le mieux est quand même de rester à proximité car ils ont plus d’imagination que nous (on ne sait jamais), et ça vaut vraiment le coup de les observer ! 
Si vous manquez d'inspiration ou cherchez des idées pour un bébé beaucoup plus petit que Valeria, il y a plein d'autres blogs qui en proposent, images à l'appui. Ici nous y reviendrons avec Bébé2 dans quelques mois !

Valeria étant déjà autonome dans ses déplacements, il lui suffit d'aller ouvrir le sac de Maman (quand elle oublie de le mettre en hauteur) pour trouver des trésors. C'est pourquoi cette activité "licite" du Panier à trésors ne l'a pas captivée très longtemps. Nous sommes donc passées à d'autres activités dont je vous parlerai bientôt...

    


lundi 25 mai 2015

Et maintenant, un peu de lecture...






Oui, car Montessori c'est un cheminement, et c'est vrai qu'on apprend avant tout de l'observation de l'enfant (j'en ai très vite fait la merveilleuse expérience), mais je ne me suis pas construite toute seule ! Voici donc les quelques ouvrages et blogs qui m'ont aidé à comprendre cette pédagogie et à la mettre en pratique.

En ce qui concerne la lecture, j'ai lu 3 livres depuis le début de cette "prise de conscience". Deux sont des ouvrages Montessori, et le troisième pas du tout, mais il a très bien complété les autres et je vais vous expliquer pourquoi :

  • "60 activités Montessori pour mon bébé" de Marie-Hélène Place.                                                                                             C'est le premier livre que j'ai acheté sur le sujet. L'auteur est une référence dans le domaine et les illustrations sont des photos de Eve Herrmann, prises lors de son propre parcours Montessori avec ses filles, ce qui leur donne une dimension tout à fait spéciale. Le livre commence par un condensé qui résume la pensée Montessori, parfait pour une première approche. On apprend l'essentiel, et c'est facile à comprendre. Il s'adresse aux futures mamans et mamans de très jeunes enfants puisque les 60 activités proposées (comme l'indique le titre) sont pour des petits de la naissance à environ 18 mois (à peu près, chaque enfant évoluant à son propre rythme). J'ai trouvé quelques activités intéressantes à essayer avec Valeria, qui a 17 mois (15 au moment ou je l'ai acheté) mais finalement assez peu car elle est déjà plutôt autonome. En revanche, j'ai hâte de tester avec Bébé2 et je le relirai dans quelques semaines. Il se lit très vite.
  • "Éveiller, épanouir et encourager son enfant - La pédagogie Montessori à la maison" de Tim Seldin.   C'est le dernier que j'ai lu jusque là et mon préféré. Il est très facile à lire, invite directement à la mise en pratique, et est assez complet car il aborde les différents thèmes et activités, sur une période qui va de la naissance à 6 ans environ. On y trouve tout de suite beaucoup de matière sur les activités à réaliser mais aussi les principes d'éducation Montessori. Il est également très bien illustré, ce qui le rend agréable à lire et très concret. Je l'ai lu une première fois en entier et j'y reviens régulièrement, à chaque fois que nous abordons une nouvelle étape ou que je souhaite approfondir un sujet.
  • "Tout se joue avant 6 ans" du Docteur Fitzhugh Dodson.                                                                                                                Cet ouvrage n'est pas un ouvrage Montessori. C'est pour cela que j'en parle en dernier, afin de respecter une certaine cohérence (en réalité c'est le deuxième ouvrage que j'ai lu). En revanche, je suis convaincue qu'il a toute sa place dans cette page et dans ce blog (c'est d'ailleurs la deuxième fois que je le mentionne), car il m'a vraiment aidée dans mon cheminement. Son auteur était psychologue, spécialiste de l'éducation, et père. Tout est donc très concret. Education Montessori ou pas, un enfant reste un enfant, c'est à dire un petit être avec une personnalité qui lui est propre, et une approche de la vie très différente de celle de l'adulte. Si on ne sait pas cela, en tant que parent on risque de se trouver face à des difficultés.                                                                                                                                                                                                     Alors oui, en théorie, tout le monde sait ça. Mais je peux vous garantir que la façon dont il aborde le sujet nous aide à comprendre en profondeur notre enfant, les raisons des différents comportements et réactions, et ce qui, dans notre comportement pourrait faire obstacle à son épanouissement. Je pensais savoir beaucoup de chose sur la psychologie des petits (ce sujet m'a toujours passionnée), mais après avoir lu ce livre je comprends que j'avais seulement survolé le sujet jusque là. Ce livre complète en particulier très bien celui de Tim Seldin, qui aborde rapidement le sujet de la discipline (au sens de règles), car il explique plus en détail ce que l'on peut attendre raisonnablement d'un enfant selon son âge, et la meilleure façon de communiquer avec lui en s'adaptant à son mode de fonctionnement.             Attention : cet ouvrage est intéressant et m'a permis d'avancer beaucoup dans la connaissance et la compréhension de ma fille d'1 an, dans une période ou sa personnalité commence à se définir et s'affirmer. Je tiens cependant à préciser que je ne suis pas d'accord à 100% avec tout ce qui est écrit dans le livre. Comme pour chaque chose il faut savoir prendre le meilleur et laisser de côté ce qui ne nous convient pas. 

Ces 3 livres sont une bonne base pour poser un cadre. En ce qui concerne l'application pratique au quotidien, ma source inépuisable de bonnes idées pour les activités et de conseils de mamans qui parfois sont déjà passées par là, ce sont les blogs. Comme je le raconte dans mon premier article, c'est là que tout a commencé. Entre les articles publiés et les commentaires, on trouve un échange entre mamans sur les thèmes du quotidien, des bons plans pour les achats de matériel, et des tutos. 
Voici mes blogs préférés :

  • "Merci Montessori" - Comme je l'ai déjà mentionné, c'est le blog qui m'a fait découvrir l'éducation Montessori à la maison (je connaissais déjà la pédagogie au travers des écoles Montessori mais j'avais fait une croix dessus car trop chères pour nous). Cette maman de 2 enfants, professeure des écoles, a commencé son blog en 2011 (il me semble), après la naissance de son premier. Ses enfants sont donc plus grands que les miens, ce qui me permet de suivre en différé les étapes qu'ils ont franchies pour proposer à ma fille une adaptation à la sauce Maman (je pense qu'il est important de s'approprier cette pédagogie). Ce blog est agréable à lire et à regarder, c'est mon préféré.
  • "Le journal de Liv et Emy" - Celui-là c'est le blog de Eve Herrmann, la photographe qui a illustré et participé à la réalisation de plusieurs ouvrages sur la pédagogie Montessori. J'aime beaucoup sa façon de concevoir l'éducation et je vais de temps en temps fouiller ses archives (ses filles sont beaucoup plus grandes que la mienne) à la recherche d'activités à proposer à Valeria.

On trouve beaucoup de blogs sur le sujet. Les deux ci-dessus sont mes préférés au quotidien, mais je pioche aussi dans les autres pour les tutos et bonnes idées (en particulier pour l'aménagement de l'espace).



Les jouets de Valeria...





Je dois dire que je suis plutôt d'emblée sur la longueur d'ondes de la pensée Montessori concernant les jeux. J'aime ce qui est beau et naturel, et j'ai toujours voulu pour mes enfants plutôt des jeux en bois, tissu, etc. et surtout, qui aient un intérêt éducatif réel. De plus, je suis plutôt émue lorsque je retrouve dans un vide-grenier un jeu qui a marqué mon enfance, comme le canard à tirer de ma fille, que nous avons acheté chez Emmaüs pour une bouchée de pain.

Après la transformation de la chambre, nous avons fait un peu de tri, pour ne garder que les jeux que Valeria utilise le plus. j'ai mis de coté certains jeux d'encastrement et puzzles encore trop difficiles pour elle et un bon nombre de jeux musicaux qui nous ont été offerts et dont je souhaite limiter l'utilisation. j'ai aussi retiré les jeux de tout petit bébé qui encombrent la chambre car, même si elle aime bien les trimbaler dans son chariot, elle ne leur accorde plus vraiment d’intérêt et ils ne sont plus  vraiment adaptés pour elle.

Voici ce que nous avons sélectionné :

  • Quelques jeux qui font du bruit. Il y a du Montessori : un xylophone en bois et métal que j'avais soigneusement choisi pour Noel, des boites à son maison faites avec des petits pots et des bouteilles dans lesquels j'ai mis différents types de graines. Et du moins Montessori : 3 jeux musicaux en plastique, que j'ai gardés parce que Valeria y joue beaucoup. L'un parce qu'il a plein de boutons et manettes qui font différentes choses quand on les manipules, un téléphone qui fait de la musique, dit les chiffres, etc (ce qui me semble adapté à l'apprentissage de vie pratique et vocabulaire au niveau de Valeria, qui commence à compter), et une chenille-piano que l'on peut tirer. Je ne suis pas contre ce type de jeux, pourvu que les mots soient prononcés distinctement, aient un intérêt (animaux, chiffres, ou ce qui intéresse l'enfant en ce moment),et qu'ils soient esthétiquement bien faits (évidemment c'est mon appréciation personnelle...).

                 

  • Quelques jeux d'adresse : 1 jeu d'encastrement qui est pour le moment un peu difficile mais que nous faisons ensemble, 1 jeu d'anneaux à enfiler, qu'elle éxécute "à sa façon" pour l'instant, et un jeu d'empilement de demi-sphères qui a le même principe que la tour rose Montessori (taille et poids décroissant).


  • Une petite dînette avec laquelle elle fait des transvasements avec tout ce qu'elle trouve dans sa chambre (petits cubes, anneaux...), et son attirail de plage (seau, pelle, arrosoir) qui a le même usage et qu'elle aime prendre pour le bain aussi.
  • Une boite à chaussures avec quelques balles différentes (elle s'est prise de passion pour les balles de jonglage de son père, qu'elle a embarquées dans sa chambre).
  • Des marionnettes, parfaites pour les histoires du soir de Papa.


  • Une boite d'animaux de la ferme en plastique avec lesquels elle apprend les nom et cri de chacun et qui servira pour une activité d'association avec les cartes de nomenclature après l'été.
  • Livres à volonté. J'achète les classiques dans des vide-greniers (pour le moment elle est un peu jeune pour la plupart mais en attendant je compose les séries), et les livres qui l'intéressent le plus en ce moment sont ceux avec des matières à toucher, des choses cachées à découvrir ou les objets qu'elle connait à nommer. Ces derniers je les achète neufs car il y a plus de choix et là, je pioche à droite et à gauche.
  • Musique à volonté (elle a des CD de musique pour enfant avec les classiques français Et italiens - car Papa est italien -, et nous mettons à sa disposition des CD de musique classique, jazz, irlandaise, tout ce qui nous plait, et nos goûts musicaux sont assez vastes). Pour le moment le lecteur est sur la commode car il n'est pas adapté pour un enfant en bas-âge, mais j'envisage de le mettre à sa hauteur et de lui enseigner à utiliser les CD avec soin dans quelques mois, quand je sentirai qu'elle est prête.
  • Enfin, pour les jeux qui roulent, elle a un chariot en bois avec lequel elle a fait ses premiers pas et dans lequel elle déménage ses trésors (qui changent au gré de ses découvertes et coups de cœur). Il y a aussi une poussette avec bébé (je n'ai pas encouragé particulièrement ce jeu car Valeria est encore petite. Elle l'a découvert avec sa nounou, et comme elle l'adore, nous avons décidé de lui en offrir une).Voilà ce que nous proposons à Valeria en ce moment, en tenant compte de ses goûts et de son âge. Elle joue avec tout, ce qui signifie que la sélection lui convient et n'est pas trop vaste. 

Enfin, grâce à Montessori, notre puce a redécouvert beaucoup de ses jeux car elle peut les voir distinctement et y a accès facilement. Elle a aussi appris à les ranger, ce qui soulage Maman !